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GEO : un phénomène qui appelle une feuille de route

Notre sondage le montre : l’optimisation pour les moteurs génératifs, ou Generative Engine Optimization (GEO), suscite un réel intérêt parmi les content marketers. C’est une excellente nouvelle ! À l’heure où les habitudes et les résultats de recherche sont profondément transformés par l’IA, les marques doivent s’adapter pour rester pertinentes, visibles, trouvables… et appréciées.

Notre question : sur quoi se concentre aujourd’hui votre attention ?

SEO : 12 %

GEO : 27 %

SEO et GEO : 58 %

GEO, c’est quoi ? : 4 %

Un résultat intéressant et encourageant...

D’abord, parce qu’une majorité fait le lien entre SEO et GEO. C’est essentiel, car le GEO – autrement dit l’adaptation de la stratégie de contenu à la montée en puissance des agents et aperçus IA – vient davantage prolonger les pratiques bien connues du référencement naturel qu’il ne les remplace. Non seulement les mots-clés continuent à jouer un certain rôle, mais une base SEO solide reste même une composante indispensable du GEO.

Ensuite, il est très positif de constater que rares sont ceux pour qui le terme GEO tombe du ciel. Il ne s’agit pas d’une hype passagère, mais d’une approche appelée à devenir centrale dans la manière dont les marques envisagent le content marketing. Sans cela, elles risquent soit de ne pas apparaître du tout dans le contenu zéro-clic que les Large Language Models (LLM) proposent aux consommateurs, soit d’y apparaître d’une manière qu’elles ne maîtrisent pas, au risque de fragiliser leur récit de marque.

Enfin, pour les mêmes raisons, il est encourageant de voir que 85 % des répondants accordent déjà de l’attention au GEO. Ce résultat appelle toutefois une réflexion critique : dans quelle mesure les marques et les marketers travaillent-ils déjà réellement sur le GEO ? Ont-ils simplement vérifié, ici ou là, ce que ChatGPT ou Claude racontent à leur sujet, en ajoutant de temps à autre une FAQ dans leurs articles de blog ? Ou mettent-ils effectivement en œuvre une approche GEO structurée et globale ?

Vous vous demandez à quoi peut ressembler, concrètement, un parcours GEO solide et complet ? Voici une feuille de route.

1. Audit

    1. Où en êtes-vous aujourd’hui ? Comment les agents IA décrivent-ils votre marque et avec quels prompts celle-ci est-elle – ou n’est-elle pas – mentionnée ?
    2. Comment vos concurrents se positionnent-ils ?
    3. Quels prompts votre public cible utilise-t-il ?

2. Stratégie

  1. Où se situe votre content sweet spot ? Autrement dit : quel est le plus grand dénominateur commun entre les intentions de recherche de votre public cible, les forces de votre marque et la pertinence sociétale qu’elle peut apporter ? Ou, pour le dire plus simplement : pour quels prompts votre marque doit-elle apparaître comme la réponse de référence ?
  2. Quels objectifs – et quels KPI –, piliers de contenu, types de contenus et plans de distribution correspondent à ce sweet spot ?
  3. Cohérence : que faut-il mettre en place pour garantir la constance du récit de marque, d’un canal à l’autre et d’un contenu à l’autre ?
  4. PR digitale : que faut-il faire pour que d’autres parlent de votre marque – positivement, et surtout correctement – afin de renforcer son autorité ?
  5. Quels sont les besoins techniques et architecturaux, au niveau des pages, pour permettre aux contenus et aux plateformes de bien performer ?
    • Une structure de site et de page claire, avec des rubriques « À propos », des menus de navigation, des titres et des intertitres bien conçus et bien organisés.
    • Une construction guidée par les questions, avec une FAQ stratégique sur la marque, mais aussi des FAQ pour chaque contenu.
    • Des blocs de définition.
    • Un SEO technique solide : crawlabilité, sitemaps, données structurées, métadonnées, liens internes…
    • Des mots-clés SEO.

3. Implémentation et exécution du plan de contenu

  1. Déploiement progressif de la stratégie et du plan de contenu, en mettant l’accent sur les priorités techniques et éditoriales.
    • Point de départ : les sujets les plus recherchés et ceux sur lesquels vous voulez être perçu comme une référence.
    • Un travail continu, avec des mises à jour régulières, l’apport de nouveaux contenus et une attention permanente portée à la cohérence.
  2. Développement du site web (owned media) afin qu’il remplisse quatre rôles :
    • ancrage de confiance, pour ceux qui veulent vérifier un résultat généré par l’IA ou un contenu trouvé ailleurs ;
    • lieu d’approfondissement, pour ceux qui veulent en savoir plus ;
    • matériau source pour l’IA, pour les outils qui utilisent le site comme input ;
    • point de référence pour les décideurs, directement ou via des résultats générés par l’IA.

4. Mesure et optimisation

  1. Sélection d’outils de monitoring permettant de mesurer la performance IA des contenus, de suivre les KPI définis et d’ajuster l’approche GEO lorsque c’est nécessaire.

Le Generative Engine Optimization (GEO) n’est malheureusement pas un exercice facultatif, dans lequel il suffirait d’exploiter une ou deux opportunités d’optimisation en espérant que l’affaire soit ainsi réglée. Les LLM récompensent les marques qui adoptent une approche globale et se présentent comme des repères de connaissance et de cohérence. C’est précisément l’objectif à viser.

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