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Communiqué de presse: le secteur culturel vers une forme hybride

De 1,5 Meter Sessies

Merchtem, 30 juin 2021. Dans le secteur culturel, les dommages causés par les confinements successifs sont incommensurables. Malgré tout, les experts voient aussi de nombreux éléments positifs. C’est ce qui ressort du dernier épisode de notre série de podcasts « 1,5 Meter Sessions ». Bart Lombaerts s’est entretenu avec Peter Decuypere, le grand spécialiste de l’événementiel en Flandre, et Bart Ooghe, Head of Marketing, Communications & Audience du Musée des Beaux-Arts (MSK) de Gand.

« Ils ont été les premiers à devoir cesser leurs activités, et malheureusement, les premiers seront aussi les derniers. » C’est avec cette affirmation acerbe que Peter Decuypere a entamé le dernier épisode des « 1,5 Meter Sessions ». « Ils seront les derniers à pouvoir redémarrer. » La question « qu’en est-il des dommages causés au secteur culturel ? » semble donc appeler une réponse évidente. Pourtant, celle-ci ne l’est peut-être pas autant qu’on pourrait le croire…

Dommages positifs

Il est clair que les pertes subies par le secteur culturel au cours de l’année écoulée, marquée par la crise sanitaire, ont été énormes. Toutefois, il faut nuancer quelque peu ce jugement, indique Peter Decuypere. « Certains acteurs du secteur ont tout perdu, note-t-il. Mais je pense que lorsqu’on examine la situation de l’événementiel dans son ensemble, on se rend compte que les dommages ne sont pas irréparables. Les défections ont donné naissance à un terrain en friche qu’il s’agit d’exploiter. C’est là une aubaine pour les jeunes talents, qui disposent d’une plus grande marge de manœuvre.  Je pense que le secteur pourra se ressaisir et que le bilan s’avérera positif grâce à l’espace ainsi créé pour de nouvelles formes de créativité. »

Vers un système hybride

Il n’empêche que nous attendons tous avec impatience le moment où nous pourrons de nouveau nous divertir ensemble. Tout le monde ressent ce manque d’expériences culturelles. Mais la question est de savoir ce que l’avenir nous réserve. Miserons-nous à fond sur l’expérience en présentiel ou resterons-nous attachés au monde digital ? « Pour les événements axés sur l’expérience, nous n’allons plus allumer notre ordinateur, prédit Decuypere. C’est surtout la dimension de rencontre qui gagnera ici en importance. Actuellement, les gens préfèrent aller à un événement pour voir leurs amis plutôt que pour écouter les Foo Fighters, par exemple. Mais je pense que certaines manifestations, comme les webinaires et les conférences, continueront à passer par le digital. Je crois que nous nous dirigeons vers un système hybride. »

Cette approche hybride s’avère particulièrement intéressante pour certains acteurs du secteur culturel, comme les musées. Prenez, par exemple, l’exposition Van Eyck qui avait ouvert ses portes en février 2020 au MSK de Gand. Elle a été précédée de quatre années de préparatifs, mais le musée a dû fermer ses portes après seulement quelques semaines de forte affluence. « Heureusement, nous avions déjà élaboré plusieurs scénarios, explique Bart Ooghe, car nous sommes passés du jour au lendemain de 200 % à 0 %. Cela été un choc difficile à encaisser pour tout le monde. » Heureusement, l’exposition Van Eyck a été transformée avec succès en une expérience numérique, explique Ooghe. « Au bout d’un mois et demi, nous avons créé une capture à 360 degrés de l’ensemble de l’exposition que nous avons mise à disposition sur notre site Web. » Une décision judicieuse, car de cette manière, le MSK a réussi à toucher des personnes qui ne pouvaient pas d’habitude se rendre au musée. Comme quoi, une solution hybride présente des avantages évidents. « Il ne faut pas essayer de reproduire le physique dans le numérique, mais bien tirer parti de la valeur ajoutée que procure le digital », souligne Ooghe.

Curieux d’entendre les propos complets de Peter Decuypere et Bart Ooghe ? Écoutez vite le nouvel épisode sur www.anderhalvemetersessies.be.